Militaires rwandais en RDC [1/2]: Kigali mène-t-elle une guerre secrète?

Depuis plus d’un an, l’armée rwandaise est soupçonnée de mener des opérations en RDC contre des groupes politico-militaires rwandais basés sur le sol congolais, avec l’accord du gouvernement de Kinsh…
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Inondations à Uvira en RDC: les habitants dénoncent la léthargie des autorités

Le désespoir des population d’Uvira après les inondations. Ce mercredi, les habitants de cette ville de la province du Sud-Kivu ont profité de la présence du gouverneur pour dénoncer la léthargie des…
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Kongo Central : au moins 15 morts et 8 blessés dont 2 policiers dans les affrontements impliquant les adeptes de Ne Muanda Nsemi | Actualite.cd

Quinze morts et huit blessés graves parmi lesquels deux policiers, bilan des affrontements entre les adeptes de Bundu Dia Kongo à Songololo. 
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La Convocation du congrès visait plus à paralyser le coup de balai judiciaire contre les intouchables (Colette Braeckman) | Politico.cd

La Convocation du congrès visait plus à paralyser le coup de balai judiciaire contre les intouchables (Colette Braeckman) | Politico.cd
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Comment la COVID-19 s’attaque aux poumons

Les personnes ayant une fragilité pulmonaire, dont les fumeurs et les vapoteurs, sont parmi les plus à risque de développer des symptômes sévères de la COVID-19.

La raison en est fort simple : la COVID-19 est une maladie qui s’attaque particulièrement au système respiratoire, dont les poumons.

Le SRAS-CoV-2, le virus qui provoque la COVID-19, s’introduit dans le corps en entrant en contact avec les cellules des membranes muqueuses qui tapissent le nez, la bouche et les yeux.

C’est une protéine nommée protéine S pour spicule (spike en anglais), située à la surface du virus, qui faciliterait sa transmission entre les cellules chez l’humain. Le virus se sert de cette protéine pour pénétrer dans les cellules en interagissant avec les protéines appelées ACE2 à la surface des cellules.

Le coronavirus pénètre donc dans les cellules saines et utilise cet environnement pour se multiplier et infecter les cellules voisines. Le SRAS-CoV-2 se propage ensuite le long des voies respiratoires supérieures (nez, fosses nasales, bouche, pharynx, et larynx) et inférieures (trachée, bronches, bronchioles).

Comme un arbre à l’envers

Le système respiratoire peut se visualiser en imaginant un arbre à l’envers.

Le tronc correspond à la trachée, ce conduit musculo-cartilagineux lié à la bouche qui permet à l’air de rejoindre les poumons.

À l’extrémité des plus petites branches, les bronchioles, se trouvent de minuscules sacs d’air appelés alvéoles. En gros, c’est à partir des alvéoles que s’effectuent les échanges gazeux avec le sang, que l’oxygène entre dans le corps et que le gaz carbonique en sort.

Les poumons frappés de plein fouet

Le corps sonne l’alarme et le système immunitaire intervient lorsque le virus prolifère dans les voies respiratoires et gagne certaines zones des poumons. La paroi de l’arbre respiratoire est alors enflammée, la personne atteinte présente un mal de gorge, et une simple poussière peut provoquer une toux sèche.

Pour la vaste majorité des gens atteints de COVID-19, les symptômes seront légers ou modérés.

L’inflammation peut ensuite gagner un poumon pour s’y répandre et même gagner l’autre.

Des symptômes plus sévères, dont une pneumonie dans laquelle les alvéoles sont enflammées et obstruées, sont observés chez près de 14 % des personnes qui développent la COVID-19.

À mesure que la situation s’aggrave, les poumons fonctionnent de moins en moins bien. Ils finissent par se remplir de liquide et de mucus.

À ce stade, les patients doivent recevoir des traitements et sont pour la plupart hospitalisés. Les cas très critiques pouvant entraîner la mort représentent environ 4,7 % des personnes. Ceux-ci doivent être placés aux soins intensifs souvent sous respirateur. Les poumons ne peuvent plus remplir leur travail, c’est-à-dire faire parvenir l’oxygène au sang et en retirer le gaz carbonique.

Ces personnes présentent un syndrome de détresse respiratoire aiguë qui est facilement observable sur une radiographie thoracique ou une tomodensitométrie.

C’est à ce stade que la plupart des personnes atteintes perdent la vie.

Celles qui survivent, c’est grâce à la respiration artificielle qui a permis de maintenir des niveaux d’oxygène adéquats jusqu’à ce que leurs poumons soient capables de fonctionner à nouveau normalement.

Habituellement, la plupart des cas des pneumonies qui se présentent aux urgences des hôpitaux sont d’origine bactérienne et répondent aux antibiotiques.

Dans le cas des pneumonies associées à la COVID-19, ce sont souvent les deux poumons en entier qui sont atteints, et les antibiotiques ne sont d’aucune utilité.

Il faut également avoir en tête que même si une personne est en bonne santé et active, son risque de contracter une pneumonie augmente avec l’âge puisque le système immunitaire s’affaiblit naturellement en vieillissant.

Des poumons affaiblis?

Il est trop tôt pour le moment d’établir si les poumons des personnes qui survivent après avoir gravement été frappées par la COVID-19 se remettront complètement du traumatisme qu’ils ont subit.

Des études devront être réalisées afin d’établir si elles pourraient souffrir à long terme d’une fibrose pulmonaire, une lésion des poumons liée à la présence d’un excès de tissu conjonctif fibreux.

C’est que la rigidité des tissus cicatrisés pourrait empêcher les poumons de travailler normalement en empêchant l’oxygène de pénétrer dans le sang. Un faible taux d’oxygène pourrait provoquer un essoufflement, particulièrement lors d’un effort physique.

Si la fibrose pulmonaire ne peut être guérie, elle peut cependant être traitée si elle est détectée à temps.

Alain Labelle, radio Canada

Sauts-de-mouton de Kinshasa: Guerre des chiffres, soupçons de détournement et attaques politiques (Décryptage)

PAR DESKECO – 10 FÉV 2020, DANS ACTUALITÉS

La polémique commençait a enflé sur le retard pris dans l’exécution du Programme d’urgence de 100 premiers jours du président de la République notamment sur son volet sauts-de-mouton à Kinshasa. 

Finalement, la réunion interministérielle convoquée par le Premier ministre, Sylvestre Ilunga, le samedi 8 février a eu le mérite de faire le point sur la situation de ces travaux.

Toutes les parties prenantes dans l’exécution de ces travaux étaient à cette réunion : le Vice-premier ministre du Budget, Mayo Mambeke, le VPM des ITPR, Willy Ngoopos, le Vice-Ministre des Finances, Junior Mata, le Directeur de Cabinet Adjoint du Ministre d’État à l’Urbanisme et Habitat, le Gouverneur de la Banque Centrale du Congo, le DG de l’Office des Routes et le DG de l’Office des Voiries et Drainage.

Fin des travaux le 30 juin

De cette réunion, le gouvernement a pris l’engagement de terminer les travaux des sauts-de-mouton avant le 30 juin 2020, jour de commémoration de 60 ans d’anniversaire de l’indépendance de la République démocratique du Congo.

« Nous demandons à la population kinoise de prendre son mal en patience. Si les sauts-de-mouton n’ont pas évolué, c’est parce que les finances étaient un peu difficile à gérer. Nous prenons l’engagement de fêter le 30 juin avec les sauts-de-mouton de Kinshasa en place. Lors du 60ème anniversaire de notre indépendance, nous voulons que nos invités trouvent des infrastructures dignes de notre capitale », a déclaré Baudoin Mayo Mambeke, le vice-premier ministre en charge du Budget à l’issue de la réunion.

Mea culpa du gouvernement sur le retard du financement

De cette réunion, l’on note aussi que le gouvernement est le premier coupable dans le retard dû à l’exécution des travaux.  C’est sans langue de bois que le gouvernement a fait son mea culpa, reconnaissant que « si les sauts-de-mouton n’ont pas évolué, c’est parce que les finances étaient un peu difficile à gérer ».

D’où cet engagement de l’exécutif national de libérer désormais le reliquat pour permettre la fin des travaux dans le délai sus évoqué.

 « Le gouvernement nous rassure 3,5 millions de dollars, dont 1,5 millions pour l’OVD et 2 millions pour l’Office de Routes. La semaine qui suivra, nous allons faire un décaissement presque d’autant pour terminer les besoins financiers de ces deux régies jusqu’à atteindre 13,5 millions de dollars d’ici Mai… », a ajouté Baudoin Mayo Mambeke, faisant le compte rendu de la réunion.

Il n’y a plus donc à chercher des boucs émissiares. Les travaux se sont arrêtés suite au manque de financement.

La guerre des chiffres

Tout aussi, cette séance de travail a pu communiquer les chiffres tant sur le financement décaissé que sur le niveau d’exécution des travaux. Selon Baudoin Mayo Mambeke, la construction des sauts-de-mouton se chiffrait à 46 millions USD, le niveau d’exécution des travaux est de 55% et celui de décaissement des fonds est à 56%. Et le solde pour terminer les travaux s’évalue, à ce jour, à plus ou moins 13 millions USD.

Ici, deux semaines avant, plusieurs chiffres circulaient. Pour le ministre des Finances, Sele Yalaghuli, les travaux des sauts-de-mouton sont exécutés à  moins de 50% ; pour les cadres de l’UDPS qui ont eu à faire la ronde de chantiers à 30% ; alors que le directeur du cabinet du président, Vital Kamerhe, tablait sur 70%.

Les soupçons de l’UDPS

C’est à peine à des termes non voilés que Jean Marc Kabund a indexé le directeur de cabinet du chef de l’Etat dans le retard pris dans ces travaux.

« Nous avons fini l’inspection dans tous les sites où il y a des projets notamment le projet de 100 jours du chef de l’Etat, nous avons fait la ronde de tout Kinshasa. Nous avons visité tous les sauts-de mouton, nous nous sommes rendus sur le site universitaire, nous avons rendu visite dans des quartiers où nous avons trouvé les montagnes des immondices, des saletés. C’est pour cela nous disons, les jours passés nous avons entendu quelqu’un dire à la radio que les travaux de 100 jours sont déjà réalisés à la hauteur de 70% (Ndlr: C’est Vital Kamerhe qui l’a déclaré sur une radio de la place quelques jours plutôt). De là où nous venons, ce projet-là n’est même à 30% en termes de réalisation », a dit Jean Marc Kabund, président ai. de l’UDPS alors qui conduisait la visite des chantiers le jeudi 6 février, rapporte ACTUALITE.CD.

Cette attaque contre un allié politique cache mal le climat de soupçon  qui règne au sein de CACH (Cap pour le changement), la plateforme où l’UDPS du président Félix Tshisekedi est allié à l’UNC de Vital  Kamerhe, du reste directeur de cabinet du chef de l’Etat.

Notons que c’est dépuis novembre 2019 que le gouvernement gère le Programme de 100 jours y compris les projets de sauts-de-mouton, soit juste au moment où l’on commençait à observer l’arrêt des travaux dans les différents chantiers des sauts-de-mouton. 

« C’est depuis novembre qu’on n’a pas la coordination de ce programme. Le programme des 100 jours qui n’est qu’une façon de montrer la voie à suivre n’avait pas la prétention de résoudre tous les problèmes d’infrastructures du pays », soulignait dans une émission sur Radio Okapi Nicolas Kazadi, ambassadeur itinérant du président de la République et ancien coordonnateur de ce projet, pour dire que c’est à l’exécutif que révient la charge du suivi de ce programme désormais.

Un audit programmé

Dans ce contexte de guerre des chiffres, soupçons de détournement et même des attaques contre un allié politique que le président de la République, dans sa communication lors du Conseil des ministres du 7 février, a décidé de l’envoi d’un audit sur l’utilisation des fonds débloqués pour la construction de ces ouvrages. 

Cet audit devrait déterminer les responsabilités des entreprises qui n’ont pas exécuté les travaux à la hauteur du financement perçu et désigner les coupables. Dossier à suivre.

Amédée Mwarabu

La R.D.C

La RDC dispose d’environ 135 millions d’hectares de terres agricoles (source FAO – 34% du territoire national) – dont 10% sont mises en valeur (3% en agriculture et 7% en élevage). Ces terres comprennent des zones humides (56%), des zones sub-humides (20%), des zones situées le long de cours d’eau (17%) et des terres dont l’utilisation aux fins agricoles nécessite des aménagements peu importants (7%). Ce territoire se divise en trois grandes zones agro-écologiques :

• La cuvette centrale s’étend sur le tiers du territoire, avec une combinaison de forêts équatoriales et de marais ; le fleuve Congo, long de 4 700 kilomètres, et ses nombreux affluents arrosent cette partie centrale du pays qui est peu densément peuplée ;

• Les plateaux bordant la cuvette centrale sont couverts de savanes et sont relativement plus densément peuplés ;

• Les massifs de l’Est, principalement constitués par la zone montagneuse du grand Kivu, sont caractérisés par une densité de population très élevée ;

Le pays jouit de conditions naturelles particulièrement favorables aux activités agricoles : précipitations en quantités suffisantes qui permettent deux saisons culturales par an, important réseau hydrographique, fertilité des sols, large ensoleillement. Il se caractérise également par sa taille et la diversité de ses conditions climatiques et géologiques. Cela permet une grande diversité des cultures et donc d’éviter toute dépendance excessive à l’égard d’une monoculture.

La République Démocratique du Congo est un pays riche en ressources naturelles malgré que sa population demeure dans une misère qui plonge aujourd’hui ce pays dans une pauvreté.

Dotée des ressources incommensurables à la dimension de sa superficie, la RDC fait l’objet depuis longtemps de contrebande et de trafic enrichissant les pillards internes, même sa classe dirigeante, de convoitise et de l’exploitation illégale de ses richesses par les pays voisins ainsi que des acteurs inédits parfois difficilement repérables.

La convoitise des richesses de la RDC a eu un impact néfaste à la protection de l’environnement national alors que c’est cet environnement qui est le cadre de vie qui assure la santé, l’alimentation, l’abri, le repos et la recréation.

La lutte contre la balkanisation de la République démocratique du Congo devient une question nationale. La prise de conscience qui gagne du terrain au quotidien et l’appel à la mobilisation générale en est une illustration éloquente.

La République démocratique du Congo est parmi les pays africains qui regorgent de nombreuses ressources tant du sol que du sous-sol. C’est grâce à ses richesses qu’elle est appelée «scandale géologique».

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